🧃 Dry January : un mois pour faire le point ... et peut-être changer durablement

1. D’où vient le Dry January ?
Chaque mois de janvier, des millions de personnes à travers le monde relèvent un même défi : faire une pause avec l’alcool pendant 31 jours.
Le Dry January, ou « janvier sec » donc « janvier sobre », est né au Royaume-Uni en 2013 à l’initiative du groupe caritatif Alcohol Change UK.
L’objectif était simple : inviter chacun à faire une pause volontaire d’un mois dans sa consommation d’alcool après les fêtes, afin de questionner sa relation à cette substance souvent banalisée dans la vie sociale et professionnelle.
Ce mouvement souhaite démontrer, qu’au travers de cette abstinence temporaire, on peut se passer d’alcool, reprendre le contrôle, et observer les effets positifs sur le sommeil, l’énergie, la concentration …
L’objectif n’est pas l’abstinence définitive, mais une prise de conscience : • de sa relation à l’alcool, • de ses habitudes de consommation, • et de l’impact de l’alcool sur la santé physique, mentale et sociale.
Depuis, le mouvement s’est étendu à de nombreux pays, dont la France dès 2020, avec un soutien croissant des autorités de santé publique. Le mois de janvier est ainsi devenu un temps de réflexion, de prévention et de remise à plat des habitudes aussi bien pour le grand public que pour les entreprises.
2. Pourquoi les entreprises doivent s’en emparer
On l’oublie souvent, mais l’alcool a aussi sa place dans la vie professionnelle : repas d’équipe, afterworks, pots de fin de semaine, séminaires, … Ces moments conviviaux peuvent parfois masquer de vrais addictions !
Le sujet ne relève pas seulement du bien-être individuel. Il touche à la sécurité et aux comportements à risque dans l’entreprise.
Les impacts directs dans le travail peuvent concerner : • la vie de l’entreprise : absentéisme, diminution de la productivité, accidents du travail, tensions dans les équipes, climat social dégradé • la relation du salarié à sa vie professionnelle : baisse de vigilance ou de la concentration, difficulté dans la prise de décision, baisses des réflexes, avertissement, perte d’emploi, précarité sociale
L’entreprise, en tant que cadre de vie et de performance, ne peut ignorer cet enjeu. Intégrer le Dry January dans une politique globale de prévention permet : • d’ouvrir un espace de dialogue • de déstigmatiser le sujet • d’accompagner les salariés vers une relation plus consciente et équilibrée à l’alcool, tout en renforçant la culture du bien-être collectif et pas seulement affichée.
## 3. Quelques données chiffrées
L’alcool au travail constitue un facteur important d’accidents, notamment graves et mortels, ce qui en fait un enjeu majeur de prévention pour les entreprises.
Part des accidents du travail liés à l’alcool • En France, l’alcool serait responsable d’environ 10 à 20% des accidents du travail et impliquerait 40 à 45% des accidents mortels sur le lieu de travail. • Une expertise de l’Inserm de 2003 pour le secteur du BTP, estimait déjà à 10,2% la part des accidents du travail liés à l’alcool, montrant un lien structurel entre alcoolémie et accidentologie professionnelle.
Risque individuel accru • Le risque d’accident du travail grave est multiplié par 2 chez les hommes consommant au moins 4 verres d’alcool par jour et chez les femmes à partir de 2 verres par jour. • Sur la route (trajets domicile–travail et missions), conduire sous l’emprise de l’alcool multiplie par environ 18 le risque d’être responsable d’un accident mortel, ce qui concerne aussi les déplacements professionnels et les retours après événements d’entreprise. • En 2019, 406 personnes sont décédées au travail en lien avec un déplacement professionnel (soit environ 13 % de la mortalité routière).
4. Comprendre les mécanismes de l’addiction : une histoire chimique entre le cerveau et les envies
Pourquoi est-ce si dur de dire non à un petit verre ? Parce que le cerveau adore les récompenses.
L’addiction ne repose pas seulement sur un manque de volonté : c’est un processus neurobiologique complexe qui allie plaisir biologique et biais cognitifs. Lorsqu’on consomme de l’alcool, le cerveau libère des hormones du plaisir telles que la dopamine, créant une (fausse) sensation immédiate de bien-être ou de soulagement.
Avec le temps, le cerveau s’habitue à cette stimulation et l’effet plaisir diminue : pour retrouver la même intensité de plaisir, il faut un “shot” plus fort, plus rapproché et plus souvent. C’est ce mécanisme de tolérance et de dépendance qui piège progressivement la personne car le cerveau enregistre l’alcool comme un raccourci vers le plaisir. C’est l’aspect biologique de l’addiction
Cette répétition crée une association mentale entre plaisir et consommation, rendant difficile le contrôle du comportement, même face à un danger ou une volonté de réduction. C’est l’aspect cognitif de l’addiction.
Le cercle vicieux de l’addiction est alors posé : plus on consomme, plus le cerveau en redemande et la consommation devient un réflexe (presque automatique) ! C’est ce cercle qui conduit progressivement à une perte de contrôle.
Sur le plan cognitif, la personne développe des biais : “Je gère”, “Je peux arrêter quand je veux”, “Je ne suis pas concerné”.
Comprendre ces mécanismes, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir sur ses habitudes.
5. Sensibiliser, c’est bien… mais ce n’est plus suffisant
Les campagnes d’information sont un premier pas essentiel, mais elles ne répondent plus à l’obligation de résultats qui incombe à l’employeur en matière de santé et de sécurité.
Sans actions concrètes, le message de prévention reste souvent perçu comme abstrait : « OK, j’ai compris, mais je ne suis pas concerné. »
Pour créer une vraie dynamique et passer du « j‘ai compris » au « je m’implique », il faut mettre en place une stratégie et des actions concrètes : • a. Établir un état des lieux de la situation actuelle dans l’entreprise pour comprendre les habitudes, les pratiques, les situations à risques, les perceptions, les contextes de consommation. • b. Analyser les résultats obtenus afin d’identifier les leviers d’action pertinents sur les plans organisationnels, culturels ou managériaux qui favorisent ou banalisent la consommation d’alcool. • c. Mettre en œuvre des actions ciblées : ateliers, formation des managers, réviser son organisation et son approche à l’alcool, échanges entre collègues, temps d’écoute, accompagnement individuel, valorisation des comportements positifs, ou encore partenariats avec des experts.
Ces actions donnent du sens et posent les bases d’une vraie culture du mieux-vivre ensemble.
6. Etes-vous enfin prêt à vous investir ?
Si vous pensez que vous pouvez aller plus loin dans ce que vous faites déjà, ou si vous souhaitez construire une véritable culture d’entreprise autour de la santé et de la prévention, donnez-vous les moyens d’agir : parlez-en à votre animateur sécurité ou contactez un consultant externe pour initier ou renforcer la démarche.
Parce que la prévention ne se décrète pas, elle se construit !
Le Dry January n’est qu’un point de départ… Et si 2026 devenait l’année de votre déclic ?
🚀 Clôture d’une mission de manager transition HSE de 2 ans : SR PREVENTION au cœur de la transformation de l’entreprise
Après deux années d’accompagnement en management de transition HSE, SR PREVENTION signe la fin d’une mission d’envergure marquée par des résultats tangibles et une transformation durable.
Cette mission a sensibilisé :
- Une direction de 7 membres,
- 4 régions
- 18 agences réparties sur tout le territoire national,
- Un Centre Technique
- Près de 240 collaborateurs.
L’objectif ? Structurer, ancrer et faire vivre une véritable culture sécurité à tous les niveaux de l’organisation.
Les réalisations clés :
- Création d’un service HSE et d’un organe décisionnaire de la sécurité, garantissant une gouvernance claire.
- Mise en place d’un groupe de travail technique interrégional, favorisant le partage d’expériences et la cohérence des pratiques.
- Conception et animation de 5 sessions métier, démontrant les impacts croisés entre la sécurité et les activités de différentes direction (commerce, ontrats, magasins, coordination technique et BE/travaux neufs) avec pour but la compréhension de ses propres actions sur le métier principal : le echnicien SAV itinérant
- Réduction de 80 % des accidents du travail et des jours d’arrêt : un résultat concret d’une approche structurée et partagée.
- Plus de 130 décisions d’actions, dont 115 réalisées.
Des avancées structurantes :
- Création d’un module sécurité dédié aux nouveaux techniciens, pour ancrer la prévention dès l’intégration.
- Refonte complète du DUERP, incluant entre autre le volet canicule conformément à la réglementation de mai 2025 ainsi que les axes techniques, rganisationnels et humains dans les mesures de prévention
- Lancement de plusieurs actions d’amélioration continue :
- Création d’un catalogue EPI,
- Révision de la dotation vestimentaire,
- A l’initiative de la conception d’un outil de levage pour réduire les TMS,
- Animation de 3 sessions d’échanges managériaux autour de l’accueil sécurité, du plan de prévention et du leadership en sécurité,
- Conception de supports vidéo en partenariat avec le service marketing pour renforcer la communication interne.
Cette mission illustre pleinement la philosophie de SR PREVENTION : « allier stratégie, engagement collectif et actions concrètes pour faire de la sécurité un moteur de performance durable »
🤝 SR PREVENTION se réengage dans le réseau des IPRP de la CARSAT Hauts-de-France
SR PREVENTION est fière d’annoncer son réengagement au sein du réseau des préventeurs de la CARSAT Hauts-de-France !
Si la CARSAT est surtout connue pour sa mission autour de la retraite, elle dispose également d’une branche dédiée à la prévention des risques professionnels. La CARSAT Hauts-de-France a ainsi constitué un réseau d’Intervenants en Prévention des Risques Professionnels (IPRP), que SR PREVENTION a naturellement rejoint dès 2023.
Cette démarche permet :
- de renforcer les liens entre acteurs de la prévention et partager des pratiques toujours plus efficaces au service de la santé et de la sécurité au ravail
- de rester informée sur les dispositifs, aides et programmes institutionnels proposés par la CARSAT afin de les déployer auprès de sa clientèle pour n faire bénéficier les entreprises qu’elle accompagne
Ce réseau constitue un espace d’échanges et de coopération, réunissant des professionnels et en rejoignant à nouveau ce collectif, SR PREVENTION confirme savolonté d’être au plus près du terrain, tout en contribuant activement à la diffusion d’une culture de la sécurité intégrée et partagée dans la région Hauts-de-France.
🧩 SR PREVENTION au salon Human Day 2025 : quand les valeurs RH rencontrent celles de la prévention
En Septembre 2025, SR PREVENTION a exposé au salon Human Day, un événement phare dédié aux ressources humaines et à la qualité de vie au travail. Une présence naturelle, car les valeurs RH et celles de la prévention sont intimement liées : toutes deux visent à placer l’humain au cœur de la performance de l’entreprise.
À travers un pitch de 10 minutes, Séverine a mis en lumière les parallèles entre les métiers des RH et de la prévention, notamment autour de l’onboarding et du développement des compétences/gestion des carrières.
Cette démonstration a permis d’illustrer comment la prévention des risques professionnels peut devenir un véritable levier de fidélisation, d’engagement et de performance durable pour l’entreprise.
👉 Pour aller plus loin, découvrez l’article complet sur LinkedIn : Entre la vision SST de l’entreprise et la performance RH – par Séverine Rouget